Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 22:05

Tout va bien se passer !

Une fois n'est pas coutume, je vais essayer de ne relayer que des bonnes nouvelles cette semaine. J'ai raclé les fonds de tiroir, mais j'ai réussi...Cadeaux !

Que de blé !

L'organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) annonce un niveau record de production mondiale de céréales pour 2014. Les stocks ont atteint leur plus haut niveau depuis 2000… Quels pourcentages d'OGM et de pesticides ? Pardon, on avait dit, « que des bonnes nouvelles ».

L'Humanité presque sauvée !

La souscription exceptionnelle lancée le 21 novembre par le quotidien en difficultés financières a déjà réuni 850 000 € sur le million nécessaire à son sauvetage. Les chèques arrivent chaque jour par dizaines, accompagnés de lettres de lecteurs qui tiennent, chacun selon ses moyens, à la pluralité de l'information. Comme quoi, il faut toujours espérer en l'humanité.

Les français en majorité à gauche ! !

Un sondage réalisé par l'institut CSA publié il y a deux semaines révèle une opinion française plus complexe (plus clairvoyante ? ) que voulu par le rouleau compresseur idéologique qui passe et repasse sans arrêt dans nos media. :

82 % sont pour un impôt sur les revenus progressif selon ses revenus.

70 % sont favorables à un système de sécurité sociale géré par l'état.

60 % sont d'accord pour un système de retraite par répartition.

Enfin, 57 % des français trouvent que la révolution est une bonne idée (oui, vous avez bien lu, la révolution !). Et 61 % des jeunes sont prêts à participer à un mouvement de révolte.

Alors allons-y camarades !

Presque autant que les espagnols ou les grecs.

En Espagne, c'est maintenant le parti Podemos (« nous pouvons ») qui est en tête dans les sondages. Ce parti, issu du mouvement des indignés se veut un mouvement d'unité populaire et citoyenne et souhaite « récupérer la souveraineté populaire et le processus démocratique, ne pas payer la dette et stopper les coupes imposées par les pouvoirs non élus ». Il dénonce « les expulsions immobilières scélérates par les banques » ou « un marché du travail ultra-libéral qui précarise... ».

En Grèce, c'est Alexis Tsipras, responsable de l'équivalent du front de gauche qui est une des personnalités les plus en vue, au point d’être un candidat sérieux aux élections présidentielles en cours.

La crise a au moins le mérite de faire réfléchir.

Et les américains commencent à revenir des gaz de schistes

Après la ville de Dallas qui vient de voter l'interdiction d'ouvrir de nouveaux puits de gaz de schiste, c'est maintenant le gouverneur de l'état de New York qui interdit la fracturation hydraulique. « Les impacts potentiels de la fracturation hydrauliques sur l'eau, l'air, les ressources naturelles, la population et les services locaux sont importants. Il y a beaucoup de signaux d'alarme et de questions qui n'ont pas encore trouvé de réponse ». C'est bien dit.

Des HLM dans des copropriétés privées

Une extension du droit de préemption urbain renforcé va permettre à la ville de Paris de préempter, non pas des immeubles, mais des appartements au sein de copropriétés privées, pour les transformer en logements sociaux. Au total, 8021 logements sont déjà concernés. Il s'agit d'aller vers plus de mixité sociale et de maintenir des locataires dans leur appartement, car beaucoup d'expulsions à Paris le sont pour congés de vente.

Plein d'initiatives locales

Coopératives alimentaires fournissant local et bio, AMAP, logiciels libres, SEL (Systèmes d'échanges Locaux),, multiples associations inventives pour la culture, l'environnement, la solidarité, le vivre ensemble qui fleurissent un peu partout. Une autre société est en marche, concrète, et qui vient du peuple.

Et de l'espoir : des millions d'emplois climatiques, c'est possible !

Un rapport récent à l'initiative des syndicats britanniques contient un scénario très ambitieux consistant à créer un service public du climat. Il recruterait très vite des centaines de milliers de personnes pour lancer l'offensive dans des secteurs clés : agriculture (très important), énergie renouvelable, bâtiment, transports collectifs.

Cela permettrait de répondre en 20 ans, aux objectifs préconisés par le GIEC sur l'évolution du climat, et ce serait la fin de l'austérité et du chômage de masse.

Le financement public de ces mesures est parfaitement possible : les dépenses seraient pour moitié compensées par des recettes (impôts, cotisations sociales avec une véritable lutte contre la fraude fiscale) et des économies (prestations sociales et autres dépenses liées au chômage).

Bonne année !

Colombe88@laposte.net

Colombe

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 19:43

Féerie de Noël

Où faire crécher les sans abris ?

L'Angleterre convertie de force à l'ultralibéralisme par Mme Thatcher a montré la voie à l'Europe. Évidemment, nos infaillibles experts ne cessent de nous donner en exemple ses 3 % de croissance et ses 6 % de chômage (quand même), en exemple. Tout irait pour le mieux au royaume de sa Majesté.

Une commission d'enquête, regroupant des parlementaires de tous bords, et financée par l’archevêché de Canterbory (difficilement soupçonnable de gauchisme) vient de rendre son rapport sur la pauvreté. Conclusion : de plus en plus d'anglais sont touchés par la faim. Les retards de paiement et les dysfonctionnements du système d'allocations sociales sont en cause, mais aussi le développement des très bas salaires.

L'Allemagne avec ses jobs à un euro est bonne élève et servira de plus en plus de soupes populaires.

En France ? Mêmes méthodes, mêmes résultats. La dérégulation du droit du travail n'est pas aussi avancée, donc pour l'instant, moins d'emplois sous-payés et plus de chômage, mais la pauvreté gagne tout autant. Les restos du cœur ont de plus en plus de mal à faire face et les SDF vont encore par dizaines mourir de froid cet hiver. On entend encore parfois les bonnes consciences nous expliquer que tous les SDF auraient une place au chaud, et que ceux qui restent dehors le font par choix…Voici quelques chiffres pour leur répondre : Il manque plus de 1000 places en France pour pouvoir répondre à la demande de ceux qui appellent le 115. A Toulouse, 250 personnes sont à la rue sans solution, soit 95 % des demandeurs. A Bordeaux, c'est 62 % des demandeurs qui ne trouvent pas de toit. On nous répondra peut-être qu'il ne fait pas si froid à Toulouse ou Bordeaux...Ceux-là n'ont pas souvent dormi dehors. Et la situation est aussi critique à Lille, Lyon ou dans le Val d'Oise.

Marie et Joseph, eux, n'ont pas appelé le 115 le 24 décembre. Ils ont paraît-il trouvé une étable où se réfugier. Les SDF ou les demandeurs d'asile n'ont même pas pas cette chance. Il faut dire que nos étables ressemblent maintenant plus à des usines qu'à des crèches. Et quand un prêtre tente de leur ouvrir son église, comme le prêtre Gérard Riffard de Saint Etienne, on le traîne devant les tribunaux.

Voilées...comme Marie, barbus ... comme Joseph (Provocation inspirée par le dessin à la une de Siné Mensuel de décembre, rendons à Beith ce qui est à Beith)

Les actes de discrimination à l'encontre des musulmans sont en augmentation, y compris dans nos institutions publiques, et ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Les violences y compris physiques contre les femmes voilées se multiplient dans une indifférence inquiétante.

A Bourges le 10 mars dernier, une femme voilée enceinte se fait violemment agresser par une passante qui lui arrache son voile et lui donne des coups de pied dans le ventre aux cris de « les islamistes, les islamistes, vous allez voir, bientôt ce sera comme la Syrie ». La jeune femme réussit à appeler son mari qui la conduit aux urgences où elle accouche prématurément. (N'y avait-il personne dans la rue pour le faire ? ). La police, contactée et arrivée sur les lieux où se trouvait toujours l'agresseuse s'est apparemment contentée de relever son identité. Sans suite. (Petite remarque : l'état ici ne poursuit pas en justice, alors qu'il a fait appel suite à l'acquittement de l'abbé de Saint Etienne qui avait hébergé des sans papiers )

A Orléans, en août dernier dans une aire de jeux, à la suite d'une querelle entre enfants dont son jeune neveu, une jeune femme voilée s'avance vers les parents de l'autre enfant pour tenter d'arranger les choses. Le père lui lance « Je ne parle pas aux femmes voilées ». Puis il l'insulte, la secoue et la gifle. Là, un témoin s'est interposé et la jeune femme a aussi été hospitalisée. Il y a eu plainte et l'affaire est toujours en cours.

En novembre dernier, une jeune fille a été chassée d'une rame de métro à coup de béquilles, sans la moindre réaction des autres voyageurs

Trois exemples parmi tant d'autres. Pour l'année 2013, le collectif contre l'islamophobie (CCIF) a relevé 158 agressions physiques ou verbales. En progression de presque 50 % par rapport à 2012. Environ 80 % des victimes sont des femmes. Les attaques contre les mosquées ou les carrés musulmans dans les cimetières sont aussi fréquentes (une cinquantaine en 2013). Mais les discriminations viennent aussi des institutions publiques. Les fonctionnaires ne sont pas moins islamophobes que les autres, et nombreux sont ceux qui font du zèle dans l'application de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école ou celle de 2010 sur le port du voile intégral dans l'espace public.

Hors de question de remettre en cause le principe de laïcité. Mais la laïcité n'interdit pas la pratique religieuse. Et sommes-nous aussi sévère avec les religieuses catholiques qui portent le voile ? L'interdiction totale ne peut mener qu'à des radicalisations regrettables.

Derrière tout cela se cache en fait la peur de l'autre et le soupçon qui pèse sur tous les musulmans d’être de dangereux djihadistes. Il est toujours tellement facile de simplifier et de généraliser. Il serait plus utile de se pencher sur les raisons qui poussent des jeunes à se jeter dans les bras de sectes : pauvreté, acculturation, manque de lien social, recherche de sens dans une société basée sur la concurrence et la consommation...

Mais bon, Joyeux Noël à tous!

- Mais non, la religion doit rester dans la sphère privée, voyons.

- Ah oui, c'est vrai. Mais alors, nos marchés de Noël, nos publicités, nos vitrines sont tous hors la loi ?

- Ben… oui, enfin non, enfin … c'est pas pareil.

Colombe88@laposte.net

Colombe

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 21:34

La grande braderie continue

L'état vient de céder une partie de ses actions dans l'aéroport de Toulouse. Emmanuel Macron prétend que celui-ci restera contrôlé à 50,1 % par des actionnaires publics. Mediapart a publié des preuves du contraire : les trois membres du directoire seront désignés par les investisseurs chinois, et l'État a signé une clause stupéfiante, s'engageant à soutenir par avance toutes leurs décisions.

Une privatisation de plus. Depuis 2013, les gouvernements de François Hollande ont vendu 9,5 % d'ADP (Aéroports de Paris), 8,3 % de Safran et 3,1 % de GDF Suez, pour un montant de 4,5 milliards d'euros.Et ce n'est pas fini, le gouvernement envisagerait de céder encore des parts d'ADP et de RTE (Réseau de Transport de l’Électricité) pour un montant entre 5 et 10 milliards d'euros. Si ces annonces se confirment, François Hollande aura, en trois ans, privatisé plus d'actifs publics que Nicolas Sarkozy en 5 ans. (entre 9,5 milliards et 14,5 milliards contre 7,9 milliards).

Évidemment, pendant la campagne de 2012, le candidat Hollande n'avait jamais annoncé qu'il procéderait à une telle braderie.

Tout le monde comprend et voit le résultat des privatisations : le cas des autoroutes est bien connu. ESCOTA (groupe Vinci-ASF), l'une des principales sociétés d'autoroutes privatisées en 2005 a diminué le nombre d'emplois et augmenté les tarifs bien au delà de l'inflation, pour pouvoir rémunérer grassement ses actionnaires. Alors que les accords signés lors de la privatisation donnaient soi-disant à l'état la possibilité de limiter les tarifs.

Et pourquoi ? Pour se désendetter, nous explique-t-on. Pour payer la dette, pourtant en grande partie illégitime, l'état se défait de tous ses bijoux de famille. Un paysan victime d'une dette injuste doit-il vendre ses terres et ses outils à ses créanciers ( ce que ceux-ci attendaient avec impatience pour pouvoir cultiver à leur profit) ? Ne doit-il pas plutôt se battre contre l'injustice de cette dette ? La vente de ses moyens de subsistance est en tous cas la dernière des choses à faire.

On assiste donc à un enrichissement du capital privé et un appauvrissement de l'état. La part des recettes de l'état dans le PIB est passée de 22 % au début des années 1980 à 17 % actuellement. Alors que les acheteurs, eux, s'en sortent très bien. Citons encore l'exemple du fonds d'investissement Walter Butler (proche de Villepin, alors premier ministre), à qui l'état a vendu en 2006 38 % de la SNCM, pour moins de 15 millions d'euros. Notons d'ailleurs que Walter Butler, en difficulté, s'était vu renflouer par l'état français à hauteur de 150 millions d'euros. Que croyez-vous qu'il arriva ? Deux ans plus tard, Walter Butler a revendu ses parts à Véolia pour 73 millions d'euros. Pourquoi l'état a-t-il bradé à ce point des actifs qui valaient visiblement beaucoup plus ? Sans compter que c'est aussi un affaiblissement de la souveraineté nationale : La vente d'aéroports, de routes, de réseaux d'électricité, d' entreprises industrielles ou militaires de pointe est évidemment un danger pour le fonctionnement et la sécurité du pays.

D'autre part, dans les conseils d'administration, le chat étant plus faible, les souris dansent : les administrateurs en profitent pour s'octroyer des rémunérations mirobolantes et des parachutes dorés.

Enfin, nombre d'avocats et banquiers d'affaires qui sont employés lors des cessions entre l'état et les acquéreurs en profitent pour se servir généreusement. Et les acteurs de ces transactions naviguent allègrement d'un bord à l'autre :

Emmanuel Macron a exercé ce métier très bien payé entre 2009 et 2012 en tant qu'associé chez Rothschild, avant d'être nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la république dès le début du mandat de François Hollande, puis ministre de l'économie en août dernier.

Mathieu Pigasse, lui, a travaillé à Bercy dans les cabinets de Dominique Strauss Kahn puis de Laurent Fabius au moment des privatisations d'Air France, France Telecom ou EADS. Il dirige maintenant la banque d'affaires Lazard. On pourrait citer bien d'autres exemples de mélange des genres.

Le pays est bel et bien aux mains d'une seule classe qui travaille à le dépecer pour ces seuls intérêts. Quand le paysan va-t-il se décider à se révolter ? Il est grand temps.

Idée cadeau ?

Après les abonnements à des journaux, je vous avais promis une autre idée (pour ceux qui tiennent absolument à se prêter au jeu des cadeaux). C'était une boutade, chacun fait bien ce qu'il veut, mais bon, si nous pouvons éviter les produits industriels qui viennent de l'autre bout de la planète les objets inutiles, polluants ou non recyclables, et les jeux abrutissants pour les enfants, cela ne serait pas plus mal. Il ne reste plus grand-chose ? Ah bon ? Mince, il va falloir faire preuve d'imagination.

Colombe88@laposte.net

Colombe

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 18:14

Quelques chiffres

La précarité ne cesse de s’aggraver en France et c'est maintenant 10 millions de personnes qui sont touchées par la pauvreté.

Ce qui rend cette situation encore plus insupportable, c'est le durcissement de l'opinion face à ce phénomène. Le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) publie chaque année une enquête « Conditions de vie et aspirations ». Cette enquête suit depuis 35 ans l'opinion publique française.

Jusqu'en 2010, les français étaient majoritairement solidaires, en tous cas nettement plus que leurs voisins européens. Mais depuis quelques années les mentalités changent et les résultats de l’enquête font peur :

Près de deux français sur trois pensent que « s'ils le voulaient vraiment, la plupart des chômeurs pourraient trouver un emploi ». Le chômeur est tenu pour responsable de sa situation.

Près d'un français sur deux pense que « faire prendre en charge par la collectivité les familles aux ressources insuffisantes leur enlève tout sens des réalités ». Comme si les familles aidées vivaient sur un petit nuage et ne comprenaient pas leur situation.

Près de quatre sur dix pensent que « les personnes qui vivent dans la pauvreté n'ont pas fait d'effort pour s'en sortir ». C'est évident, quand on est pauvre, on est content de sa situation et on n'a pas envie de faire d'effort…

Plus de trois français sur quatre pensent « qu'il est parfois plus avantageux de percevoir des minima sociaux que de travailler avec un bas salaires ».

Alors là, si cela arrive, ce n'est pas parce que les minima sociaux sont trop hauts, c'est parce que les bas salaires sont vraiment trop bas. La preuve, c'est que de nombreux salariés sont maintenant pauvres au point de ne plus pouvoir payer un loyer.

Les français pensent à 54 % que les pouvoirs publics font assez ou trop pour les démunis, et à 63 % que les aides aux familles sont suffisantes ou trop importantes.

N'en jetez plus ! Nous avons compris que la précarité menaçant maintenant presque tout le monde, la réaction est au « chacun pour soi ». Pourquoi ce repli et ce recul de la solidarité ? Qu'est ce qui fabrique l'opinion ? Les journaux télévisés pour une grande part. Les fictions aussi. Il y aurait un beau travail d'analyse des messages délivrés par ces séries où les gentils sont tous beaux et, sinon riches, du moins s'en sortent bien. Tandis que les pauvres sont décrits comme paresseux, laids, souvent à la couleur de peau pas très claire, et même assez fréquemment drogués…Et quand parfois il y a un gentil et courageux pauvre, il finit par s'enrichir cela va de soi.

Il y aurait un important travail à mener pour analyser ce recul de la fraternité. Mais à qui profite le crime ? Bien sur à ceux qui contrôlent politiques et media et qui ont intérêt à diviser pour mieux régner. Il est bien préférable que l'opinion publique se focalise sur les dépenses sociales. Si elle se rendait compte que la fraude fiscale et les cadeaux en tous genres octroyés à la classe dominante coûtent infiniment plus cher au pays, elle descendrait dans la rue !

En attendant, dans la rue, il y a déjà du monde, malheureusement : d'après l'INSE, il y a 112 000 SDF en France dont 31 000 enfants, soit une augmentation de 44 % depuis 2011. mais je suppose que les français pensent qu'ils ne font pas d'effort pour s'en sortir, c'est tellement agréable de dormir sous un carton !

Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui
n'y croyait pas

Extrait du poème la rose et le réséda de Louis Aragon

La presse écrite en danger

Le journal « l'humanité » est en grandes difficultés financières, comme de nombreux autres titres de la presse, mais avec l'Huma, c'est le seul quotidien de gauche qui risque de disparaître. Et au delà de son engagement à gauche, c'est un journal complet et de grande qualité. Qu'en sera-t-il de la pluralité de l'information en France s'il disparaît ?

L'huma doit impérativement trouver un million d'euros d'ici fin décembre et lance donc un grand appel aux dons N'hésitez pas. Un peu moins de cadeaux de Noël pour pouvoir faire un geste important pour la démocratie. On peut même combiner les deux : offrir des abonnements. Bonne idée, non ?

Et vous pouvez aussi varier les cadeaux : offrez des abonnements à l'excellent « Sinémensuel »lui aussi en difficulté…

La semaine prochaine, une autre idée cadeau...

Colombe88@laposte.net

Colombe

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 18:41

Un clone du TAFTA en Afrique

Plusieurs projets d'accords dits de « partenariat économique » (APE) entre l'UE et des pays de l'Afrique de l'Ouest sont en cours de négociation et seront soumis dans les prochains mois aux parlements des pays concernés en Europe et en Afrique. Comme pour le TAFTA, la négociation est secrète. Mais si on n'en connaît pas encore la lettre, on en connaît déjà l'esprit, car, comme pour le TAFTA, il y a eu quelques fuites, et les accords de libre échange déjà signés, comme ceux qui lient les pays d'Amérique du Nord (ALENA) montrent bien que la finance et les firmes multinationales qui sont partout à l'origine des ces accords travaillent à un anéantissement total de toute régulation et de toute protection sociale ou écologique.

Donc, comme pour le TAFTA, il est prévu une forte baisse des droits de douane, ce qui va priver les États africains de recettes importantes et les empêcher de protéger leur agriculture et leur industrie.

L'accord exige aussi que les états africains ouvrent des négociations avec l'UE en vue d'une libéralisation plus poussée, intégrant le secteur des services, les marchés publics, les investissements et la propriété intellectuelle.

Jumeau de l'article 43 du mandat du TAFTA, des « instances de concertation » seront chargées du suivi : tous les sujets qui auront fait l’objet d’amendements pour échapper à l’accord en cours de négociation pourront être réintroduites dans les négociations ultérieures que conduiront ces « instances ».

Les funestes mécanismes de régulation des différends entre les parties (entreprises, état américain et états européens) que l'on trouve dans le TAFTA sont là aussi prévus. Les parties seraient ici l'UE et les états africains. Mais il est évident que si une entreprise européenne s'estimait lésée par une disposition d'un pays africain, elle saisirait l'UE qui se retournerait contre l'état en question.

Bref ces accords avec l'Afrique n'ont rien à envier aux accords transatlantiques, et ils risquent d’être encore plus destructeurs pour les pays africains déjà sous domination néo-coloniale et de ce fait en grandes difficultés économiques.

Mais l'Afrique ne sera pas seule à souffrir de ces accords s'ils sont signés. Ces traités de libre échange qui voient le jour partout dans le monde, signent la mort des démocraties et la toute puissance des multinationales avec pour seule loi le profit. Ils sont aussi un coup d'accélérateur à la mondialisation avec sa logique productiviste tournée vers l'exportation avec ce que cela implique en consommation excessive d' énergie et en destruction de l'environnement. Alors que l'urgence est à la transition énergétique, et à la relocalisation industrielle et agricole.

Je vous rappelle que vous pouvez vous déclarer hors TAFTA sur : www.collectifstoptafta.org. Nos voisins européens allemands ou belges sont très mobilisés pour lutter. Résistons, nous aussi. L'enjeu est vraiment important.

Ce que l'on ne dit pas sur le Front National

On connaît le discours social et anti-système du FN. Ils se prétendent les ennemis de la finance (comme vous savez qui) et les seuls défenseurs du peuple. Regardons de plus près ce qui se passe dans les villes remportées par le parti de Marine Le Pen aux dernières municipales.

On peut remarquer que tous les élus frontistes défendent de fortes restrictions dans les budgets, obéissant en cela aux politiques d'austérité préconisées par les financiers.

Et ce sont les plus pauvres qui en sont les premières victimes. Ainsi, à Fréjus, les trois centres sociaux implantés dans les quartiers populaires sont menacés dans leurs actions et même dans leurs structures par la baisse importante des subventions municipales. Au Pontet, les tarifs sociaux des cantines scolaires ont été supprimés.

Impossible de faire autrement ? Alors dans ce cas, les élus auraient du montrer l'exemple. Or les élus de ces deux villes se sont octroyés des augmentations de leurs rémunérations. Ce n'est pas la crise pour tout le monde. Et eux qui crient si souvent aux « Tous pourris » sont très vite tombés dans les travers qu'ils font mine de dénoncer.

Colombe88@laposte.net

Colombe

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:38

Le multiple scandale de l'abandon de l'écotaxe

Le 9 octobre, le gouvernement a annoncé l'abandon de l'écotaxe. La cause de cet abandon est déjà un scandale : Le gouvernement a cédé très rapidement aux pressions des bonnets rouges manipulés par les patrons bretons. Comparons un peu : Les manifestations contre l'austérité ou contre la casse sociale n'obtiennent, elles, aucun résultat et les résistants aux grands projets inutiles (Aéroport de Notre Dame des Landes ou barrage de Sivens) sont très violemment réprimés, avec même la mort de Rémi Fraisse. Il faut dire que ces mouvements ne sont pas, eux, soutenus par le patronat, bien au contraire, le gouvernement peut donc rester droit dans ses bottes !

La scandale est aussi le fait même de laisser tomber l'écotaxe. Outre le principe pollueur-payeur qu'elle mettait en place, cette taxe devait permettre de rendre le transport routier moins compétitif et d'aider le fret ferroviaire qui est bien moins polluant. Un impératif urgent, et à moins d'un an de la conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Paris, on aurait pu croire que nos dirigeants allaient au moins garder une des rares mesures qui allaient dans le bon sens.

Le troisième scandale est celui du PPP (Partenariat Public Privé) contracté avec la société Ecomouv, qui a été découvert lors de cet abandon. L'état devait verser à Ecomouv 3,2 milliards d'euros sur 13 ans. Il confiait à un acteur privé la mission de collecter une taxe pour l'état, ce qui est inédit depuis l'ancien régime. En trouvant normal que cette société empoche 20 % de commission au passage, ce qui est 20 fois supérieur aux frais moyens de recouvrement de l’impôt en France. Et scandale dans le scandale : la sortie de ce PPP implique une compensation qui pourra dépasser un milliard d'euros.

PPP = Pacte de Pillage du Public

L'exemple d'Ecomouv est l'occasion de faire le bilan des 10 ans d'existence des PPP, et il est catastrophique : Avec les PPP, l'état confie à un opérateur privé la construction et la gestion d'équipements publics contre un loyer sur une longue durée. Infiniment plus chers, bloqués sur des décennies, moins performants pour les usagers, précaires pour les salariés, ils n'ont été visiblement créés que pour enrichir les grands groupes comme Bouygues, Eiffage et Vinci.

Un autre exemple parmi des dizaines qui démontrent le scandale : le PPP avec Eiffage pour l’hôpital sud-francilien a du être stoppé en avril dernier : 8 mois de retard, plus de 8000 malfaçons. Compensation pour la résiliation et dépenses imprévues se sont chiffrées à 800 millions d'euros.

Bien sur, le candidat Hollande en mars 2012 dénonçait les PPP , « un outil qui favorise la vie à crédit et le surendettement ». Évidemment, il a changé d'avis une fois élu.

Et il va encore plus loin : il a annoncé récemment sa volonté d'introduire des PPP dans la défense, ce qui revient à privatiser une partie de la sécurité nationale. Et devant l'opposition grandissante, il a fait adopter en mai une loi à l'Assemblée Nationale créant des SEMOU (Société d’Économie Mixte à Opération Unique) qui sont des PPP déguisés encore moins régulés.

Il est temps d’arrêter les dégâts, non ?

Votation citoyenne

Du 8 au 11 novembre derniers, le parti de gauche a organisé une votation citoyenne. La question : Pour ou contre la possibilité de révoquer un élu ? Les militants du PG avaient installé 500 urnes dans les rues et invitaient les passants à donner leur avis sur le sujet.

Résultat : Presque 185 000 personnes ont répondu, dont 98 % de oui.

Une belle adhésion populaire à l'idée de ce référendum révocatoire, dont les modalités restent à décider ensemble. Le PG explique qu'il ne s'agit pas de punir des dirigeants élus, mais d'instaurer un mécanisme de contrôle civique des décisions prises et de responsabiliser les élus. Bref, de donner une traduction politique et juridique concrète à l'article 15 de la déclaration des droits de l'Homme : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Plusieurs constitutions dans le monde contiennent déjà un mécanisme de révocation des élus. Un exemple parmi d'autres des changements à apporter à notre constitution pour qu'elle nous donne une véritable démocratie. C'est une première étape de la réflexion initiée par le mouvement pour une Vième république de J. L. Mélenchon.

Un produit dangereux dans les foyers : la télé

C'est le titre d'un article du magazine « L'age de faire » à propos du livre « TV Lobotomie » de Michel Desmurget. Docteur en neuroscience à l'Institut de la santé et de la recherche médicale, l'auteur a fait la synthèse des différentes études scientifiques portant sur la toxicité de la télévision, des plus anciennes aux plus récentes, partout dans le monde. Toutes aboutissent aux mêmes conclusions : L'impact est très important sur le développement des enfants et des adolescents : tous les champs sont touchés : intelligence, imagination, langage, lecture, attention, motricité.

Pourquoi ? Parce qu'on ne construit pas en restant spectateur. « Le cerveau ne s'organise pas en observant le réel, mais en agissant sur lui » rappelle le neurologue. Les dégâts sont également constatés sur les adultes. La télévision prescrit aussi à notre insu une certaine forme de pensée et d'agir. Elle participe aux phénomènes de consommation à outrance, d'obésité, de clichés sexistes etc.

Je propose d'éteindre la télé et d'aller faire le couaroge, ou la lecture, avec les voisins !

Colombe

Colombe88@laposte.net

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:04

Suivez en direct PHILAE

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:23

 En introduction je tiens à citer colombe dont l'article ci-après à été censuré dans l'"echo des vosges".

"Bon, eh bien on a le droit de critiquer les politiques mais pas les patrons. Ce qui donne une idée de qui détient le pouvoir dans ce pays. L'article du 30 ne passera pas. Alain Ketterer vient de m'appeler pour me dire que mes attaques contre De Margerie étaient outrancières et qu'il était l'un de ses amis. Je n'ai pas l'impression de m'être attaquée si violemment à l'homme, mais bon. La preuve aussi que les journalistes sont copains avec les patrons.
A +

Colombe"

Voici donc l'abominable article

Adieu not' Monsieur, adieu not' bon maître

La mort de qui que ce soit n'est jamais une bonne nouvelle et à l'annonce d'un décès, on pense avant tout à la perte que représente cette disparition pour la communauté et l'on a donc naturellement tendance à ne retenir que les qualités du défunt. On oublie un peu ses défauts, évidemment aussi par respect pour ses proches.

Cela étant dit et compris, le concert de louanges qui a suivi l'annonce de la mort de Christophe de Margerie, patron de Total, a été quand même très pénible. L'homme était sympathique et jovial, et il avait de belles moustaches. C'est très bien, cela suffit-il à justifier ce déferlement de sympathie posthume ?

De deux choses l'une :

Soit on rend hommage à un copain très convivial avec qui on aime bien dîner, et dans ce cas cela doit rester de l'ordre de l'intime, et cela ne nous regarde pas. Dans le genre, le témoignage de Rachida Dati sur France Inter était flagrant. Nous nous fichons éperdument de savoir que madame Dati avait un rendez-vous au restaurant mardi dernier, et que le rendez-vous avait d'ailleurs été reporté au mercredi, et qu'il était un ami très proche. Ah. Si, cela, finalement c'est intéressant. Quoique, nous savions déjà qu'elle, comme beaucoup de ses collègues en politiques, a beaucoup d'amis très proches dans les affaires. La connivence entre les milieux politiques, financiers et journalistiques est tellement évidente qu'ils ne cherchent même plus à s'en cacher, l'affaire nous l'a bien montré. Mais qui s'en émeut finalement ?

Soit on s'exprime sur l'action du personnage à la tête de Total, ce qui effectivement peut être intéressant. Que l'homme ait été habile, et atypique dans sa façon peu conventionnelle et épicurienne de mener les affaires, certes. Mais insister tant sur cet aspect sans parler du fond des affaires qu'il menait est inadmissible. Il aurait fallu rappeler que le groupe Total a des pratiques souvent douteuses et que Christophe de Margerie a eu des responsabilités dans plusieurs affaires embarrassantes : marée noire après le naufrage de l'Erika, accusation des familles de victimes d'avoir tout fait pour cacher la vérité après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse (en 2001), mise en cause dans le cadre des versements occultes dans l'affaire « pétrole contre nourriture » en Irak (entre 1996 et 2003), coopération avec la junte dictatoriale en Birmanie (jusqu 'en 2011) , condamnation pour avoir fait travailler des personnes sans les payer lors de la construction d'un gazoduc. Il aurait fallu rappeler que l'homme était aussi un artisan de l'acceptation de la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste en France. Bref difficile de parler de l'homme sans parler du groupe Total qu'il incarnait, et dans ce cas, impossible de ne pas aborder ces sujets qui fâchent. Comme le fait que Total, qui nous dit-on est un des fleurons de la France, n'aura pas payé pas un centime d’impôt sur les sociétés cette année, mais va recevoir du fisc 80 millions d'euros de déductions d’impôt si son activité reste déficitaire en France. Les grands groupes comme Total sont passés maîtres dans l'art de jouer sur leurs filiales dans différents pays pour optimiser suivant les différentes réglementations. Mais bon, « Christophe de Margerie était un grand patriote »...( Cela aussi est très pénible ! )Et « il créait de la richesse »… Non, non, et non. Et a ce propos, bravo à Guillaume Erner sur France Inter, qui a osé rappeler tout ce que je viens d'énumérer et surtout le fait que Total ne crée pas de richesses, mais se contente de pomper du pétrole, source de pollution et de gaz à effet de serre.

 

Alors, évidemment, cela ne se fait pas d'étaler tout cela en plein deuil. Au moins aurait-on pu se taire et ne pas en rajouter dans la flatterie. C'est sans doute ce qui a agacé Gérard Filoche et qui l'a poussé à émettre un bémol : « le successeur nous volera-t-il moins ? Que n'avait-il pas dit là ! « Il n'a plus rien à faire au PS ».

Effectivement, Gérard Filoche est de gauche. Il n'a donc plus rien à faire au PS. Et même le nom de socialiste n'a plus rien à faire dans ce parti. Au moins un point sur lequel nous sommes d'accord avec Manuel Valls.

 

Colombe

Colombe88@laposte.net

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:25

 Une nouvelle étape dans la casse du rail

Le ministre de l'économie Emmanuel Macron vient d'annoncer qu'il envisage de libéraliser les transports en autocars sur le territoire national. Actuellement, les trajets en autocars ne peuvent être mis en place que si une collectivité locale signe une convention avec une société de transport, ce qui est rare, ou sur des lignes internationales. L'idée est de favoriser la création de lignes de cars longue distance, gérées par des opérateurs privés. Une concurrence qui risque d'être fatale à de nombreuses lignes de trains TER ou interrégionaux. Ce report vers la route est une aberration à de multiples niveaux :

Du point de vue écologique évidemment. Le train reste de loin le moyen de transport le plus économe en énergie. Après le vélo, évidemment …

Au niveau social : Bercy assure que la mesure pourrait créer jusqu'à 10 000 emplois. On connaît ce genre de promesses. Et quels emplois ? Les sociétés de transport qui vont s'engouffrer dans la brèche sont celles qui sont déjà sur le marché du transport routier par camions. On connaît leur façon de faire : Droit syndical quasi-inexistant et des chauffeurs qui travaillent en moyenne plus de 49 heures par semaine. Et en échange, combien de suppressions d'emplois chez les cheminots ? Alors que ce sont des emplois dignes, aux 35 heures.

Du point de vue de la sécurité : La route est bien plus dangereuse que le train, et elle le sera encore plus avec des chauffeurs qui travaillent dans les conditions que l'on vient d'évoquer.

Du point de vue du service rendu : Pour ce qui est de la vitesse, cela dépend des trajets, mais en moyenne les cars sont presque deux fois moins rapides que les trains. Et infiniment moins confortables. En train, on peut lire, écrire, se dégourdir les jambes, et mille autres choses beaucoup plus difficiles en bus.

Bref, il n'y a pas photo, le train est toujours préférable à la route.

Alors comment comprendre ce retour à la route qui est une véritable régression ? C'est comme toujours un souci de rentabilité à tous prix. Et cette politique est à l’œuvre à la direction même de la SNCF puisque celle-ci instaure déjà elle-même des substitutions au train sur des lignes qu'elle estime non rentables. La SNCF possède une filiale privée de transports en autocars : IDBus qui se partage déjà avec Transdev le marché des longue distance vers l'international.

Cette libéralisation des transports a bien sur été encouragée, voire obligée par Bruxelles qui veut une mise en concurrence totale avec privatisation des TER aux alentours de 2020.

Le transport est décidément très mal traité par ce gouvernement comme par les précédents. La loi sur la transition énergétique a oublié le rail pour se focaliser sur la voiture électrique. Il doit y avoir des lobbys dans les starting-blocks pour ce marché. Mais la voiture électrique ne résout rien : les voitures individuelles consomment de toutes façons plus que le train, et comment sera fabriquée cette électricité ?

Non, le bon sens voudrait que l'on mette la priorité sur le rail. Que la SNCF soit renflouée, aidée. Que les tarifs actuellement quasi-prohibitifs soient revus. Un trajet en train devrait être bien moins cher que le même trajet par la route. Toutes les petites lignes doivent être conservées, et celles qui ont été fermées doivent être remises en service partout où c'est possible. C'est le minimum. Et c'est possible, ce n'est qu'une question de choix. 50 milliards de cadeaux aux entreprises sans contrepartie, cela ne laisse plus grand-chose pour des investissements vraiment utiles comme celui-ci.

La prochaine conférence sur le climat aura lieu en 2015 à Paris. Nous aurons vraiment l'air ridicules…

Le train c'est bien, le vélo aussi...

Le 23ème grand prix cycliste de l'Humanité a eu lieu au vélodrome de Bordeaux le 18 octobre dernier. Thomas Boudat, presque 20 ans a été le plus rapide dans les 4 épreuves, avec entre autres 500m parcourus à une moyenne de 63,92 km/h. Mais le plus incroyable n'est pas là : Yvon Nau, 82 ans, a failli battre le record du monde de l'heure des 81-85 ans : 32, 191 km. Et Robert Marchand, 103 ans, était là pour l'encourager. Lui est détenteur du record de l'heure des centenaires : 26,923 km. L'homme roule encore de 25 à 30 km par jour sur les routes de Seine et Marne.

Le vélo (sans dopage), c'est la santé !

Colombe

Colombe88@laposte.net

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 17:34

Déclarons-nous « Hors TAFTA »

Tout d'abord un rappel. Le TAFTA (Transatlantic Free Trade Area) ou GMT en français (Grand Marché Transatlantique) est un accord de libre échange actuellement en discussion entre l'Union Européenne et les États-Unis. La teneur précise des négociations est secrète, mais on sait qu'il s'agit de faciliter et de sécuriser l'accès aux marchés pour les multinationales. Ce qui implique :

- la suppression des derniers droits de douane encore en vigueur

- l'ouverture des marchés publics : mêmes conditions d'accès pour les entreprises nationales au « marché » des services publics ou aux ressources naturelles notamment énergétiques.

- l'harmonisation d'un maximum de règles : normes sanitaires et environnementales, droit du travail et règles sociales, droits de la propriété, notamment intellectuelle, protection des investissements, protection des données personnelles etc...

Ces accords vont mettre en place deux structures supranationales qui vont être chargées de veiller à leur bonne application :

-une première, constituée de représentants des différents états et de représentants des multinationales sera chargée de faire évoluer ces accords.

- une seconde, qui est un dispositif de cours arbitrales, d'ordre privé, composé de trois avocats d'affaires désignés par les deux parties, sera chargée de régler les conflits entre investisseurs et états.

Et c'est ce dispositif de cour arbitrale qui apparaît comme le plus inadmissible dans ces accords. Tout d'abord, les investisseurs pourront y recourir pour attaquer les états, mais pas l'inverse. Apparemment les états n'auront aucun recours contre les multinationales.

De tels accords de libre échange existent déjà, comme l'Alena entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Ce qui nous donne des exemples de ce qui nous attend :

L'entreprise américaine Metaclade réclame au Mexique une indemnité de plusieurs milliards de dollars pour son refus de rouvrir une décharge de produits toxiques qui contaminaient les eaux.

La société US Lone Pine a demandé une compensation financière de 250 millions de dollars lorsque le Québec a interdit en 2013 la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste.

Philip Morris SA attaque l'Uruguay en raison des mesures anti-tabac prises par le gouvernement.

Bref, les multinationales pourront se retourner contre les états qui entravent leurs activités. On voit le danger pour les gaz de schiste ou les OGM, que les gouvernements n'auront plus le droit d'interdire. Mais on peut imaginer aussi qu'une société pourra attaquer un état qui instaurerait un salaire minimum puisque celui-ci freinerait ses profits. Et certaines sociétés ne se gênent déjà plus pour le faire, car elles disposent déjà de certains moyens pour faire pression sur les états : Veolia a assigné l’Égypte en 2012 devant le CIRDI ( une institution issue de la banque mondiale, et qui règle les différends entre états et investisseurs) parce qu'entre autres l’Égypte avait instauré un salaire minimum.

On a compris que la signature de cet accord signifiera la fin de nouveaux progrès sociaux ou environnementaux. A moins que les états ne soient en mesure de payer. C'est ce que fait le Canada qui préfère payer plusieurs milliards de dollars tous les ans plutôt que de revenir sur certains droits sociaux. Mais combien de pays ont les moyens du Canada ?

On voit très clairement le grand retournement qui est en train de se faire : les états et les collectivités devront payer un « impôt » aux multinationales pour avoir le droit de mener la politique décidée par les citoyens. Une nouvelle forme de souveraineté inédite dans l'histoire, un néo-féodalisme des multinationales qui s'appuie militairement sur les Etats-Unis et l'OTAN, financièrement sur le contrôle de la création monétaire et du crédit, « spirituellement » sur le contrôle des media et la diffusion dans toutes les couches de la société d'une idéologie tournée vers la consommation, la compétition, le développement technologique, la croissance sans fin.

Une idéologie qui se présente comme la seule possible (There Is No Alternative), alors qu'elle nous mène au désastre économique, social et écologique.

Il est donc vital de tout faire pour empêcher la signature de cet accord. Des collectifs « STOP TAFTA » se sont créés un peu partout en Europe pour informer et demander à tous, particuliers ou collectivités de se déclarer hors TAFTA. De nombreuses communes, dont Grenoble ou des régions (Franche Comté, Poitou Charente entre autres) l'ont déjà fait. Sans aller jusque là, la région Lorraine a récemment voté une motion demandant la transparence des négociations et refusant tout affaiblissement des cadres réglementaires nationaux et européens en matière sociale et environnementale. Une journée d'action à l'échelle européenne était organisée le 11 octobre dernier. Le collectif vosgien « STOP GMT 88 » qui a vu le jour cette année à l'initiative d'Attac 88, et qui regroupe 21 associations et partis politiques, était ce jour-là sur le marché d’Épinal pour informer la population du danger. Il proposait à chacun de se déclarer hors TAFTA. (Pour l'instant environ 40 000 signatures en France, et plus de 500 000 en Allemagne...les allemands seraient-ils mieux informés?)

Je vous invite à vous déclarer hors TAFTA, vous aussi. Vous pouvez signer sur le site d'ATTAC France, ou m'envoyer votre signature, je ferai suivre.

Merci à Attac88 pour leur bulletin d'information dont je me suis largement inspirée pour cet article.

A la semaine prochaine

Colombe

Colombe88@laposte.net

Repost 0
Published by front-de-gauche-remiremont
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de front-de-gauche-remiremont
  • Le blog de front-de-gauche-remiremont
  • : Le front de gauche en action sur la circonscription de Remiremont
  • Contact

Recherche