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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:53

Allez Alexis

« La famine et la puanteur seront telles que, tous ceux qui aujourd'hui sautillent de joie à propos du môme souriant Tsipras, descendront dans les rue pour tuer et tout mettre à feu et à sang. » De qui est cette analyse fine, honnête et clairvoyante ? De Théodoros Pangalos, ancien vice-président socialiste du parlement grec. C'est que la victoire de Syriza fait peur, de la droite aux sociaux démocrates, gardiens de l'orthodoxie libérale européenne. On a vu Juncker et Moscovici de la Commission Européenne espérer que les vainqueurs de l'élection grecque seraient « des têtes familières ». Leur obsession est de surtout ne rien changer, continuer sur la voie de l'austérité, même si l'on constate qu'elle ne résout rien, bien au contraire et qu'elle plonge tout un peuple dans la misère.

Depuis la chute de la dictature des colonels en 1974, la Grèce n'a connu qu'une pseudo alternance, Nouvelle Démocratie ou Pasok, l'un à droite, l'autre soi-disant socialiste. Tous deux en fait adeptes du libre marche et de la concurrence. C'est comme cela partout ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié. Mais en Grèce, les remèdes libéraux appliqués à outrance pour remédier à la crise ont montré toute leur inefficacité et leur grande injustice. Entre 2009 et 2013, les grecs ont subi 11 plans d'austérité imposés par la Troïka(Commission Européenne, BCE et FMI) en échange de prêts pour l'aider à rembourser sa dette. Pris d'un petit scrupule démocratique, Georges Papandreou, premier ministre « socialiste » avait émis l'idée en 2011 d'un référendum au sujet de ces solutions imposées par l'Europe. Mais la Troika avait eu vite fait de le remettre dans le droit chemin.

Et le bilan est lourd : Le taux de chômage est passé de 12,6 % en 2010 à 27 % actuellement (50 % chez les jeunes),.Une part grandissante de la population ne peut plus se soigner, se loger et se nourrir correctement. Beaucoup de grecs doivent leur survie aux solidarités familiales ou associatives bénévoles. Ce sacrifice a-t-il au moins servi à quelque chose ? Pas du tout : la dette est passée de 113 % du PIB et 2008 à 175 % en 2014, alors qu'elle n'augmente que légèrement en valeur nominale sur la même période. Le remède est en train de tuer le malade. Mais que sont devenus les 226,7 milliards d'euros d' « aide » octroyés par la Troïka ? Ils ont pour l'essentiel bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

Les beaux discours et la propagande libérale qui nous assomment tous n'ont donc plus tenus là-bas, chez ceux qui vivent au quotidien l'échec de cette politique. Les grecs ont, comme le conseillait Victor Hugo « laissé la peur du rouge aux bêtes à cornes ». Syriza arrive au pouvoir. Alexis Tsipras n'aura malheureusement pas tout à fait les coudées franches, mais il ne manque la majorité absolue que de deux sièges, et c'est donc une victoire très nette. C'est maintenant le temps de la mise en œuvre de son programme. Tout d'abord répondre à l'urgence humanitaire : accès gratuit à tous les services publics de santé et d'éducation, électricité gratuite jusqu'à 3600 kW par an, relèvement des petites retraites, réduction des tarifs des transports publics, abrogation de la taxe foncière non progressive. Ensuite renégociation de la dette pour en annuler la partie illégitime, donc la plus grande partie et en restructurer le reste. Syriza a prévu de s'attaquer à la fraude fiscale et exigera également le paiement par l'Allemagne de la dette qu'elle conserve envers la Grèce depuis 1945 et qui s'élèverait à 168 milliards d'euros. Le budget présenté par Tsipras est à l'équilibre et permettra de redonner aux grecs ce qui leur a été confisqué. L'une des mesures les plus importantes sera le rétablissement du salaire minimum d'avant les restrictions, à savoir 751 € par mois.

Syriza veut aussi réintroduire la démocratie dans le pays qui l'a inventée : référendum d'initiative citoyenne, initiative législative populaire, droit de vote et d'éligibilité aux immigrés sont au programme.

Nous devons tous souhaiter la réussite de Syriza en Grèce. Son expérience nous donne l'espoir de réussir à sortir de la politique qui nous mène dans le mur, socialement et écologiquement. En Espagne, c'est Podemos qui est bien parti pour suivre. A nous, en France d’être à la hauteur et de prendre conscience de la possibilité d'agir pour plus de solidarité et d'affronter réellement la finance. Il faut refuser le repli identitaire qui tente dangereusement de nombreux pays européens actuellement et qui ne résout rien . La gauche, représentée en France principalement par le front de gauche est une solution crédible est n'est pas extrême, contrairement à ce que les médias essayent de faire croire.

 

Un référendum à l'initiative du conseil régional, où est l'erreur ?

Faut-il construire ou non de la gare de Vandières qui donnerait la possibilité de relier TGV et autres trains dont les TER. Actuellement, les TGV arrivent en gare de Louvigny entre Nancy et Metz, et cette gare n'est pas desservie par d'autres trains et donc accessible seulement en voiture. C'est une aberration, et on comprend bien l'importance de créer une interface, le projet a d'ailleurs été déclaré d'utilité publique en 2011. Certains crient au gâchis : la gare de Louvigny aurait-elle été construite pour rien ? Non, celle-ci pourra être utile pour le fret. Quant au financement de la nouvelle gare de Vandières, il est déjà bouclé par la modulation complémentaire de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) prévue pour le financement de grandes infrastructures de transport. (TICPE Grenelle).

Le conseil régional s'est réuni fin 2014 autour de ce sujet et une majorité s'est déclarée pour la construction de Vandières. Très bien, pour une fois, tout le monde est content. Mais non, très étrangement, et très inhabituellement, M. Masseret a éprouvé le besoin de consulter les lorrains et de s'en remettre aux conclusions d'un référendum sur ce sujet. On peut vraiment se demander pourquoi cette soudaine préoccupation démocratique qui ne lui ressemble pas vraiment.(On espère d'ailleurs qu'il en prendra l'habitude pour bien d'autres questions). Et si l'on observe ses interventions dans la presse qui vont dans le sens d'une crainte que les électeurs votent contre, on a vraiment l'impression que c'est en fait son objectif inavoué.

Alors allons voter massivement pour la gare de Vandières. Et que vive le train !

Colombe88@laposte.net

Colombe

 

 

 

 

 

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